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LES GARCONS PERDUS

ARNAUD CATHRINE ET ERIC CARAVACA 

#homosexualite #adolescence

J'aime . Ces mots d'une rencontre. D'une aimantation indescriptible. Inexplicable.

Parce que c'était lui, parce que c'était moi...

Dans une amitié amoureuse, l'amour...

J'aime ces évidences qui se lisent. Dans chaque mot. L'autre attraction dans son geste le plus simple. Cette dent, ornement dominante. Majestueuse, qui donne la prestance à l'autre.

J'aime ces deux garçons différents qui se trouvent un temps pour se confier, s'apprivoiser. Se faire confiance. Sans distance et sans crainte.

Ce rapport entre eux. Dominant dominé et sans cesse inversé.

Deux mondes, deux trajectoires. Deux personnalités. Deux êtres contournés.

Qui se distancent. S'échappent, se diluent sur deux chemins expériences.

J'aime éperdument la mise en forme, ces paragraphes de quelques lignes. Une pause.

Un blanc. Reprise. Et d'un coup...à mi parcours, une phrase, un choc, un tournant.

Comme une révélation.

Ou une bifurcation. Plutôt.

L'un devient, l'autre s'efface. Dans la maladie et la négation du père. Barrage.

Ruinant toutes les lumières. 

Séparation.

Brutale.

Evanescente.

Et ces photos qui rythment le récit. Ou inversement. Selon comment on lit.

Un auteur. Un photographe.

Deux univers.

Une histoire.

Des fenêtres sur cour, illuminées. Ou sombres. Des pièces à arpenter. Des chemins à prendre. Des voies sans issue. 

La nature.

Ou les pas perdus.

Le cloisonnement ou bien l'espace. La couleur ou le noir. 

L'étroitesse et l'espace perdu ou le lumineux végétal. Vivant.

Comme les personnages. Deux mondes encore.

Ce livre c'est aussi un recueil. Solide. Un souvenir du temps d'avant. Adolescent.

Terminé.

Une double face.

Un double visage.

Chemins croisés.

J'ai adoré. Cette poésie presque tactile. Subtile.

Pour dire l'autre. Dans sa présence ou son absence. Dans sa fuite et sa conduite.

L'autre qu'on aimait. 

J'ai lu récemment du même auteur Romance. J'avais été happée par la prose. Mais au delà par la finesse du sentiment analysé.

J'aime cette plume. Comme une fumée de joint Baudelairien.

Se laisser porter.

Avec ces deux garçons

un temps devenus.

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